D’aucuns diraient que la machine a déjà dépassé l’être humain, que le monde est gouverné par les algorithmes, les programmes, les systèmes autonomes et auto-apprenants. D’autres diraient que ce n’est qu’un fantasme tiré de la science-fiction, que l’Homme contrôle toujours la machine, et que le jour où le rapport de force s’inverserait n’est pas prêt d’arriver.

Alors qui croire ?

La réponse : Aucuns des deux. Ou alors les deux. L’intelligence artificielle s’adapte, et apprend AVEC l’être humain, et non CONTRE lui. Opposer les deux voue la relation homme – machine à l’échec, puisque forcément il y a conflit. Plutôt que de voir cette relation comme une interaction duale à somme négative (l’un gagne, l’autre perd), pourquoi ne pourrions-nous pas imaginer une issue positive pour tout le monde ?

D’ailleurs, pourquoi parle-t-on d’intelligence artificielle ? Je suis convaincue qu’il n’y a pas d’intelligence artificielle, parce que la machine ne sera jamais un cerveau humain. N’oublions pas qu’un ordinateur, une machine, un programme informatique, ne sont qu’une suite de calculs et de codes informatiques alternant des 0 et des 1. Il y a seulement de l’intelligence augmentée : tout ce que peut faire la machine, l’homme peut le faire aussi (mais il prend beaucoup plus de temps) alors que l’inverse n’est pas forcément possible. Un ordinateur peut donc amplifier ce qu’un humain sait déjà faire (calculer ou réfléchir plus vite), mais il restera pour toujours, une mécanique combinatoire de 0 et de 1, tout en suivant la logique de son concepteur.

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Qu’est-ce qui constitue « l’intelligence augmentée » ?

La machine, au-delà de savoir calculer (et le faire plus vite que nous), doit pouvoir comprendre le langage humain, c’est-à-dire l’intention derrière. La sémantique de la phrase, le sens des mots, l’émotion, le ton que nous voulons véhiculer. Elle apprend donc le langage naturel, et s’aligne sur le langage de l’homme, alors qu’historiquement, c’était l’inverse. (Qui se rappelle des tout premiers ordinateurs où il fallait s’y connaitre en programmation pour utiliser la machine ?)

Ce qui fait l’être humain, c’est sa rationalité limitée. Autrement dit, n’y a pas de réponse sûre, car notre cerveau ne pourra jamais prendre en compte TOUTE l’information existante pour prendre une décision. Il n’y a pas de vérité absolue, il n’y a que de l’incertitude. L’intelligence augmentée doit donc réfléchir de la même manière : prendre en compte les informations disponibles, réfléchir et calculer, et prendre une décision, avec le plus de certitude possible, même s’il est impossible qu’elle soit exactement égale à 100%.

Où en sommes-nous aujourd’hui dans cette intelligence augmentée ? D’énormes progrès ont été faits dans des domaines comme la santé et l’éducation. Domaines complexes, qui ne peuvent pas se satisfaire d’un simple calcul « bête et méchant » donné par un ordinateur. La machine est-elle capable d’aider l’humain à mieux diagnostiquer sa maladie ? Mieux se soigner ? Mieux apprendre ? Eviter l’échec scolaire ? Les assistants scolaires peuvent-ils être des machines ? Oui, cela existe déjà.

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La machine doit permettre d’aller à l’homme plus vite : effectuer rapidement les tâches basiques sans aucune valeur ajoutée (Nous perdons déjà suffisamment de temps sur des fichiers Excel ou Powerpoint) et passer du temps sur ce qu’il aime faire, sur ce qui est intéressant et a du sens. Délaisser le quantitatif, et se concentrer sur le qualitatif.

L’homme aura ainsi plus de temps libre pour la créativité, l’intelligence collective, la connaissance. Pour les nouvelles idées, qui apporteront une valeur ajoutée à l’humanité.


Pour en savoir plus, retrouvez l’intervention complète de Nicolas Sekkaki, président d’IBM et découvrez le point de vue d’IBM sur l’intelligence augmentée.

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Hadjare Zerrad – Campus Manager Junior
Relations Universitaires – IBM France

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