Maintenant qu’on sait ce que c’est, comment peut-on exploiter cette nouvelle technologie ? Quels en sont les principaux défis ?

— Retrouvez l’épisode 1 et l’épisode 2 #Blockchain —

Il existe deux types de blockchains : une Blockchain publique (par exemple le Bitcoin, une monnaie totalement virtuelle), et une Blockchain « permissionned » (« privée » car les participants doivent être « invités » pour y participer, par exemple pour des marchés en B2B, c’est-à-dire d’entreprise à entreprise) On pourrait imaginer une blockchain privée entre entreprises d’un secteur sensible afin d’échanger des informations confidentielles (par exemple, la supply chain – relation fournisseur-client – dans l’aéronautique, la santé, les transactions financières soumises au secret bancaire…). Cependant, d’autres utilisations peuvent être données à la Blockchain. Certification académique pour les diplômes, désintermédiation des banques, paiement d’utilisateur à utilisateur sans verser de marge à un intermédiaire, vote citoyen numérique, location et paiement de véhicules entre utilisateurs sans plateforme ou organisme centralisé « qui gère » les réservations, vérification des titres de propriété dans des pays où l’Etat manque parfois de fiabilité…. Il existe d’énormes possibilités !

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La Blockchain peut désintermédier les institutions financières en tant que tiers de confiance

La Blockchain, en faisant participer les utilisateurs finaux au réseau, promet anonymat (chacun choisit ce qu’il veut rendre public ou privé) et confiance (les informations sont à tout moment vérifiées, validées, et stockées chez tous les utilisateurs du réseau). Ce qui supprime les risques de hacking, car si quelqu’un veut hacker, il faut qu’il hacke TOUS les utilisateurs du même réseau. On peut penser que le phénomène Blockchain « ubérise »  le tiers de confiance, qui ne se porte plus garant de confiance pour les transactions, puisque c’est désormais l’ensemble du réseau qui devient le garant de la fiabilité de l’information.

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Le réseau distribué, garant de la fiabilité de l’information !

Cependant, la Blockchain a encore de nombreux défis devant elle : avec le Big Data, l’information devient de plus en plus rapide, volumineuse et de source variée. Pour que la Blockchain puisse s’affirmer et concurrencer les plateformes et systèmes transactionnels actuels qu’elle a l’ambition de remplacer, elle doit au minimum être plus performante, et moins chère. Même si elle est actuellement moins chère (ça ne coûte presque rien), elle n’est pas pour autant performante, car le nombre de transactions par seconde qu’elle est capable de faire est faible. On a également vu plus tôt que la Blockchain fonctionnait par réseau, les utilisateurs étant les garants de la véracité des blocs. Mais si on remonte à l’origine… Qui permet de gérer la gouvernance de LA Blockchain ? Son créateur n’est pas connu pour sûr.

Par ailleurs, étant donné que l’information est inaltérable, (les blocs ne peuvent pas être supprimés), la Blockchain commence à peser lourd dans les terminaux finaux. Actuellement, son poids serait d’environ 80 Go. Et pour commencer à utiliser la Blockchain il faut d’abord télécharger l’ensemble de l’historique des transactions validées…

J’espère que votre smartphone est assez solide !

Hadjare Zerrad – Campus Manager Junior
Relations Universitaires IBM France

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