Par Thibaut Carval, étudiant en première année à Supélec

Dans le cadre de son tour des grands campus d’Europe, l’équipe « Smarter Planet Comes to You » d’IBM était réunie ce mercredi 3 avril avec de nombreux intervenants de la faculté d’Orsay autour d’une table ronde sur les Smarter Cities. Les étudiants et enseignants de Supelec et de Paris Sud étaient conviés à assister et à participer à ce débat  entre les professionnels d’IBM et les universitaires.Untitled

Pour commencer Philippe Koch, Directeur des programmes gouvernementaux d’IBM France, nous présenta le concept des Smarter Cities, ces villes rendues plus intelligentes par les traitements des données envoyées en continu par les capteurs urbains et les smartphones. De nombreux exemples, comme Rio de Janeiro où tous les services publics sont interconnectés pour pouvoir anticiper, réagir automatiquement et limiter les dégâts des catastrophes naturelles menaçant la ville, l’ile de Malte où un ensemble de compteurs intelligents permet de réguler la consommation en énergie et en eau, une île du Danemark où l’on va inciter les citoyens à stocker de l’énergie dans leur voiture électrique lorsque le vent permet aux éoliennes de couvrir les besoins en énergie pour l’injecter sur le réseau plus tard. Cela a montré que le projet Smarter Planet présente de nombreuses facettes, de l’écologie à la sécurité en passant par la santé et les transports.

imageNéanmoins il n’est pas nécessaire d’aller à l’étranger pour voir Smarter Planet en action. Thomas Baudel, membre du Center for Advanced Studies d’IBM France et leader du projet Optimod de Lyon, nous montra comment l’utilisation d’algorithmes pouvait optimiser la circulation de l’agglomération Lyonnaise en trouvant une solution individualisée à ce problème de masse pour ainsi réduire le temps de trajet des livreurs de colis comme des citoyens lambdas.

Ensuite des enseignants-chercheurs en informatique (Véronique Benzaken, Khaldoun Al Agha, Pierre Zweigenbaum, Christine Paulin) mais également des universitaires d’autres domaines comme la biologie (Sophie Nadot, Jane Leconte) prirent le sujet en main en le reliant chacun à leur domaine de prédilection, partageant leur vision d’une planète plus intelligente et détaillant l’influence du  numérique sur leurs recherches et leur enseignement. On a ainsi pu découvrir comment les technologies informatiques actuelles permettaient de traduire instantanément le cours donné par un professeur à des élèves de nationalité étrangère, voir que Smarter Planet pouvait concerner les animaux et végétaux aussi bien que les humains car le numérique s’impose également en biologie.

De manière générale, sachant que chacun est (ou sera bientôt) en mesure de signaler des événements, de partager des données personnelles ou même de répertorier des espèces à l’aide de son téléphone portable, les enseignants-chercheurs mesurent l’impact de l’arrivée de ces informations massives sur leur matière et en tirent de nouvelles exigence en terme de recherche mais aussi d’enseignement. On demande par exemple désormais aux étudiants en sciences naturelles une certaine connaissance dans l’utilisation et la manipulation des bases de données.

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La table ronde s’est terminée par un débat animé autour des barrières éthiques, politiques et législatives qui restent à franchir dans le projet Smarter Planet. Le  citoyen moderne dans ce système a été mis en question, il est en effet à la fois émetteur d’information sur son quartier, ses projets, ses envies et un individu avec une vie privée à protéger. Comment s’assurer qu’il soit partenaire de cette révolution culturelle alors que l’informatique évolue bien plus vite que les mentalités et les lois ?

A titre personnel et en tant qu’élève slide_smarter_planet_h2ingénieur je suis véritablement séduit par ce concept de planète plus intelligente. Il semble en effet déboucher sur de nouveaux horizons, de nouveaux domaines de recherche sur le traitement des données de masse et de nouveaux métiers pour exploiter ces données et leur donner du sens. Ce domaine qui est en train de naître est d’autant plus attirant qu’il apporte une valeur concrète, réelle. Peut-on trouver plus beau rêve pour un jeune ingénieur que celui d’améliorer la ville d’aujourd’hui en la rendant plus accessible, plus écologique et plus sûre ?

Enfin, alors que l’on nous donne comme modèles ces grands entrepreneurs qui ont démarré une start-up avant même de quitter l’école, je trouve que cette quantité fabuleuse de données auxquelles nous aurons bientôt accès présente un potentiel presque illimité en terme d’innovation. Tout reste encore à créer, l’avenir va être absolument passionnant.

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TG supelec

Thibaut Carval est actuellement en première année à l’école Supélec.  Il est également ambassadeur IBM dans son école et, en tant que tel,  participe activement au développement des relations entre IBM et le monde étudiant. C’est toujours avec beaucoup de plaisir que nous découvrons ses impressions et témoignages !

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