« Individualistes, indépendants, impatients et impertinents », Vous semblez bien mal nous connaître, nous, jeunes Yers !
Je vous propose un lexique revisité, « feed-up » de ces étiquettes bien trop fausses !

Impatients ? Non, curieux Monsieur le Recruteur, curieux !
Comment ne pas l’être ? Il faut nous comprendre, nous avons grandi à l’ère de la mondialisation. Nous avons baigné dans cette culture de l’instantané. Un simple clic nous permet d’avoir tout ce dont on a besoin, en moins d’une seconde.
Alors oui il est vrai que la facilité avec laquelle nous accédons à ces informations nous donne le sentiment d’avoir naturellement « tout, tout de suite ».
Vitesse, facilité, efficacité, blâmez plutôt les prouesses technologiques de ces dernières décennies.

Indépendants ? Le mot juste serait « autonomes » !

Génération confrontée à l’accélération exponentielle de ces ruptures technologiques, l’accès à la connaissance, à l’information et à la formation fait désormais partie de notre code génétique.
Affranchis et débrouillards, nous recherchons dans le management la figure du coach, du mentor. Notre rapport à la hiérarchie en est alors profondément impacté.
Autonomes dans nos actions, nous sollicitions et exigeons pourtant un fort encadrement, nécessaire à notre montée en compétences.

Impertinents?!
Nous passons notre temps à « liker », commenter ou exprimer notre opinion à travers divers blogs ou réseaux sociaux.
Intellectuellement curieux et ouverts sur ce monde globalisé, nous prônons le « Yes we can » !
Fortement impliqués et conscients de notre potentiel, nous alors cherchons à être moteur dans notre entreprise et tenons partager nos idées.
Ainsi, bien que nous ayons parfois l’âge de vos enfants, nous pensons à juste titre être capables de développer des initiatives nouvelles et pertinentes.

Individualistes ? Notre vision du travail n’est pas tout à fait celle que vous pensez…
Bien au delà de notre aisance à utiliser les nouvelles technologies d’information et de communication, nous recréons constamment cette expérience collaborative. Que ce soit à travers nos activités extra scolaires/associatives ou dans le cadre de nos missions, nous cherchons à vivre une expérience.
Interaction, plaisir, collaboration, enthousiasme et partage : voici en quelque mot notre vision du travail.

Mais enfin, qui sommes nous réellement ?
Impliqués et convaincus, pour nous travail et conviction ne font qu’un (otherwise nous irons vite voir ailleurs). Nous avons besoin de croire en l’impact de nos actions et de donner du sens à notre travail.

Idéalistes, enthousiastes et volontaires, nous n’avons pas peur de nous investir, bien au contraire ! En revanche, nous sommes il est vrai assez intransigeants quant à la «promesse tenue». Dès lors, nous n’hésitons pas à investir notre énergie et notre motivation ailleurs lorsque nous avons le sentiment d’être déçus, non valorisés voire «trahis» par notre entreprise.

Exigeants, loin d’être une génération de conflit (contrairement à celle de nos parents) nous recherchons l’acquisition d’expertise. En constante demande de transversalité, nous sommes extrêmement sensibles à la compétence et à son encadrement.

Peut-être un peu perdus aussi. La question que nous redoutons le plus reste ce « Que veux tu faire plus tard ? » Pourquoi plus tard… L’orientation et le long terme nous effraient. Si nous sommes la génération du pourquoi, toujours en quête de sens, nous sommes aussi victimes de cette overdose de possibilités. Douce ironie : notre capacité à se remettre en question et à s’intéresser à un grand nombre de choses serait-elle finalement notre plus grande faiblesse ?

Finallement, que recherchons-nous ?
Plus que jamais, avoir le CHOIX en étant acteur de sa vie.
Génération réaliste et pragmatique, les valeurs d’épanouissement et de plaisir structurent nos attentes et exigences quant à notre employeur.

Donner du SENS, partager des VALEURS et travailler par PLAISIR.

Pour cela nous avons besoin de vous « Les non Y » !
Je ne parle pas d’alliance cordiale, stratégique et profitable aux deux parties. J’entends plutôt une relation basée sur de profondes compatibilités. Loin des clichés, il s’agit alors d’inventer ensemble la performance de demain.
La clé du succès ? Une synergie intergénérationnelle construite sur le principe de réciprocité et de reconnaissance, et ce, quelques soient notre âge ou notre expérience.
Et, vous (Y ou non Y), qu’en pensez-vous ?


Pauline Pequignot est Campus Manager Junior pour IBM France.  Après avoir terminé sa licence en Economie, Sociologie, Sciences Politiques à l’Université Paris Dauphine, elle intègre le programme Grande Ecole en apprentissage de l’EDHEC Business School. Actuellement en dernière année de Master, elle a choisi de passer 15 mois au sein d’IBM pour accompagner l’équipe des Relations Universitaires.

Advertisements